Martinique

En bref

Chef Lieu: Fort-de-France
Superficie: 1 128km²
Altitude Max.: 1 397m (la Montagne Pelée)

Langue parlée : Français
Nombre d’habitants: 381 427 (1999)
Densité: 338 hab/km²
Taux de chômage: 21,9% (juillet 2003)

Monnaie : EURO (€)
Heure actuelle : GMT – 4

Économie

L’agriculture est un secteur important de l’économie martiniquaise. Outre les traditionnelles productions vivrières, l’essentiel de la superficie agricole utile est consacré à des cultures d’exportation, en particulier de la canne à sucre (3 081 ha) et surtout de la banane (11 200 ha).

Les autres cultures sont les agrumes (ananas) et les cultures florales qui sont en régression.

Le tissu industriel martiniquais est réduit et se limite pour l’essentiel à la transformation des produits agricoles locaux. Il ne subsiste à ce jour qu’une seule usine sucrière et seulement une dizaine de distilleries.

La principale richesse économique de la Martinique reste le tourisme qui connaît un fort développement depuis plusieurs années. Il a ainsi bénéficié non seulement de la déréglementation du transport aérien qui a permis d’élargir la clientèle, mais aussi d’une politique fiscale attractive qui vise à exonérer les investissements immobiliers et de loisirs réalisés en Martinique.

Histoire

Découverte par Christophe Colomb en 1502, ce n’est qu’en 1635 que Pierre Belain d’Esnambuc en prend possession au nom de la France.

Le développement de l’île est largement facilité par la mise en place du commerce triangulaire qui permet de ramener des esclaves destinés aux plantations. La Martinique est avec Haïti le client le plus important des négriers, alimentant la métropole en cacao, en café, en indigo, en sucre et en coton. Comme sa voisine, la Guadeloupe, elle est l’un des enjeux des rivalités franco-anglaises dans les Caraïbes aux xviiie et xixe siècles.

Occupée par l’Angleterre en 1762, elle est rétrocédée à la France l’année suivante par le traité de Paris.

Le retour à la France s’accompagne du rétablissement de l’esclavage, définitivement aboli en 1848 grâce à l’œuvre de Victor Schoelcher, qui exerce les responsabilités de sous-secrétaire d’État dans le gouvernement provisoire, après la Révolution de février 1848.

Devenue département d’outre-mer (voir Dom-Tom) en 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et grâce à la Constitution de la IVe République, la Martinique ne retrouve son dynamisme qu’avec le développement de l’industrie touristique.

Géographie

La Martinique, « l’île aux fleurs » d’origine volcanique, appartient à l’archipel des Petites Antilles. On peut opposer le nord et l’ouest montagneux avec les deux massifs de la montagne Pelée, un volcan toujours actif qui culmine à 1 397 m, et des pitons du Carbet, qui s’élèvent à 1 120 m.

Le sud de l’île présente un relief plus modéré, constitué de collines calcaires ou volcaniques atteignant 300 à 500 m d’altitude, les mornes. En raison de ces différences d’altitude, le nord est beaucoup plus humide que le sud de l’île et très boisé (42 p. 100 du territoire).

Le climat est celui des îles des Petites Antilles : une température moyenne de 26 °C, une saison humide en été, fréquemment accompagnée de cyclones, et une saison plus sèche en hiver.

Le chef-lieu est Fort-de-France, qui est également la principale ville et le premier port de l’île.