Madère

En bref…

Ville principale, capitale : Funchal (au sud de l’île de Madère. La ville regroupe un peu moins de la moitié de la population de l’archipel)

Superficie: 797 km²

Altitude Max.: 1 861m (Pic Ruivo)

Langue parlée : Portuguais

Nombre d’habitants:  275 000 hab (dont 4800hab à Porto Santo)

Densité:  365 hab/km² (en particulier sur la côte sud)

Taux de chômage:  2,7% (1er trimestre 2004)

Régime : démocratie parlementaire

Statut : région autonome du Portugal depuis 1976, avec une assemblée législative régionale et un pouvoir exécutif propre

Monnaie : Euro (€)

Heure : GMT

Économie

Lors de l’entrée du Portugal dans l’Union européenne en 1986, Madère possédait l’un des PIB par habitant les plus bas du continent. Responsables : l’isolement, des coûts de transport très élevés et une économie encore largement agraire. Pour venir en aide aux îles isolées, l’Union a créé le statut privilégié de « région ultrapériphérique » : RUP. En quinze ans, la manne financière a permis un développement considérable du réseau routier et de l’économie, faisant du tourisme la première source de revenus de l’île. La mise en place de la zone franche de Caniçal, avec son nouveau port en eaux profondes, diverses exonérations de taxes et aides à l’exportation, ainsi qu’un taux de TVA très faible, complètent l’attractivité économique. Le niveau de vie a presque doublé et l’île connaît même la plus forte croissante de toutes les régions portugaises.

L’économie de la région est donc basée fondamentalement sur l’agriculture et le secteur tertiaire, où le tourisme est la plus grande source de revenu de l’économie de Madère.

Le secteur agricole apporte également une importante contribution à l’économie régionale au travers de la production de bananes, destinée essentiellement à la consommation locale et au continent portugais, des fleurs et du vin réputé de Madère. La structure agricole est basée sur des micro exploitations agricoles.  La pêche est conditionnée par l’absence de plate-forme continentale et par une côte en pente abrupte. Elle se concentre donc sur quelques espèces d’eaux profondes, comme le sabre noir, le thon, le maquereau espagnol et le chinchard. L’industrie est peu diversifiée. Elle est constituée essentiellement par des activités à caractère artisanal : broderies, tapisseries et objets en osier.

La Zone Franche de Madère intègre les activités financières, industrielles et commerciales et bénéficie d’un ensemble d’avantages fiscaux et financiers. L’offshore bénéficie également d’un système financier spécifique.

Histoire

L’archipel était connu par les Romains. Les îles figurent sur des cartes retrouvées datant du XIV ème mais resta inhabité jusqu’au XV ème siècle.

Elle fut redécouverte par les portugais en 1418 qui créèrent la capitale Funchal en 1421. En portugais île de Madère se dit “ilha da Madeira” ce qui littéralement se traduit par île du Bois. La légende dit que cette île était entièrement couverte de forêts et pour l’habiter, la fertiliser, les portugais déclenchèrent un immense incendie qui dura 7 ans !

En 1455, l’île est déjà habitée par 800 familles de paysans soit environ 3000 personnes. Christophe Colomb y séjourna en 1478.

L’île fut sous domination espagnole de 1580 à 1640, puis occupée par les britanniques pendant 6 mois en 1801 qui s’y installèrent de 1807 à 1814.

Avec la fin de la monarchie, en 1910, Madère acquière son autonomie. Pendant la première guerre mondiale, l’île est une position stratégique pour les flottes anglaise et française qui y font escale.

En 1976, Madère obtient le statut de région autonome. L’adhésion du Portugal à l’Union européenne en 1986 fera bénéficier l’île des programmes d’aides au développement.

Géographie

Situé sur l’océan Atlantique, à 980km de la côte portugaise (à 800km des Açores), à 600 km du Maroc (cap Juby au sud) et à 460 km des Canaries. Madère est un archipel volcanique, où chacune des îles est le fruit d’une longue succession d’éruptions, qui amena un jour les volcans sous-marins à émerger. Composée de l’île principale du même nom (740km²), de l’île de Porto Santo (42km², à 50 km au nord-est) et de deux archipels déserts de 3îles chacun, les  Ilhas Desertas  et les Selvagens (15km² en tout, au sud-est).

Longue de 55 km de long et large de 22 km, l’île de Madère est traversée d’est en ouest par une formation montagneuse qui culmine au centre à 1 862 m au Pico Ruivo de Santana. Par cet héritage volcanique, Madère affiche une morphologie des plus accidentées, où dominent pics ciselés par l’érosion et plateau d’altitude, entre lesquels s’insinuent vallées et ravins. Au fil du temps, la végétation a colonisé cet espace vierge, donnant jour à une immense forêt de lauriers sauvages, dont la majeure partie a malheureusement disparu – les premiers colons y mirent le feu qui, dit-on, ne cessa de brûler durant sept longues années… C’est elle, d’ailleurs, qui a donné son nom à Madeira (« bois »). Ses derniers vestiges ont été classés au patrimoine mondial par l’Unesco. Primaire à environ 90 %, cette forêt abrite nombre d’espèces endémiques, dont 66 répertoriées de plantes, de même que le pigeon trocaz. Les courants et les oiseaux ont aussi apporté sur l’île toutes sortes d’espèces végétales africaines et européennes.

Porto Santo offre un visage très différent : nettement plus plate et sèche que Madère, elle en est presque l’antithèse. Non plus des criques rocheuses et des vagues agressives, ici le sable règne ! La plus belle plage s’étend sur 9 km. Sa « capitale », Vila Baleira, regroupe l’essentiel de la population.     Les îles Desertas et Selvagens sont aussi d’origine volcanique. Les unes et les autres étaient autrefois fréquentées pour les producteurs de rouge de cochenille, une teinture issue de ce petit insecte broyé qui vit sur les agaves. Le premier connut même quelques tentatives d’implantation. Chaque archipel forme aujourd’hui une réserve naturelle, où l’on peut rencontrer des oiseaux marins et, dans les Desertas, une colonie de rares phoques moines.

Madère jouit d’un climat exceptionnellement doux et constant, grâce aux courants atlantiques qui l’environnent. La côte sud est protégée des vents et plus ensoleillée, le nord davantage pluvieux, surtout entre avril et octobre. Il fait en moyenne 17 °C en hiver et 23 °C en été sur les côtes, avec des minimales tournant autour de 10 °C et des maximales dépassant rarement les 30 °C, influence maritime oblige. En montagne, les nuages s’accrochent et les pluies sont parfois virulentes, surtout d’octobre à décembre. Le printemps est la saison idéale pour profiter de la débauche florale de l’île et le début de l’automne pour assister aux vendanges. La température de l’océan bénéficie du Gulf Stream.

La capitale, Funchal, fut fondée en 1421.

Source : Microsoft Encarta 2004