St Pierre et Miquelon

En bref

Ville principale: Saint-Pierre
Superficie: 242 km²
Altitude Max.: 240 m (Morne de la Grande Montagne )

Langue parlée : Français
Nombre d’habitants: 6 954 (est. Juillet 2002)
Densité: 29 hab/km²
Taux de chômage: 12,8% (1999)

Monnaie : EURO (€)
Heure : GMT -3

Économie

La pêche est la principale ressource de l’Archipel. Elle a engendré une activité importante dans l’industrie du traitement des poissons, ainsi que dans les activités portuaires d’accueil et de réparation des navires de pêche.

L’agriculture et l’élevage sont peu développés en raison du climat et de la faible superficie des terres. Compte tenu de la pauvreté des sols, et de la rigueur du climat, les activités agricoles restent marginales : petit maraîchage sous serre et quelques cultures de plein air. L’élevage représente un cheptel peu important mais varié.

Le tourisme repose sur la proximité du Canada, tandis que le commerce et l’artisanat constituent l’essentiel du tissu des entreprises.

L’activité économique de Saint-Pierre-et-Miquelon a été étroitement liée à l’industrie de la pêche, dans des conditions d’exercice parfois délicates.

Les relations, avec le Canada sur les zones de pêche, à cause de la proximité de ces dernières, ont longtemps été conflictuelles. La baisse des prises due au différend franco-canadien et à la sentence arbitrale délimitant les zones économiques française et canadienne est en partie contrebalancée par des projets de diversification des activités.

Histoire

Les plus anciens indices archéologiques d’une présence humaine à Saint-Pierre et Miquelon attestent du bref passage d’Inuits en campagne de chasse à la baleine. Cet archipel fut d’ailleurs certainement connu aussi des pêcheurs et des chasseurs basques qui venaient chasser la baleine sur les bancs de Terre-Neuve, bien avant sa découverte officielle le 19 octobre 1520 par le navigateur portugais José Alvarez Faguendes.

Baptisé alors îles des Onze Milles Vierges, l’archipel passe sous souveraineté française quand Jacques Cartier en prend possession au nom de François Ier en Juin 1535. Des Français venus de Bretagne, de Normandie et du pays Basque, pêcheurs pour la plupart, fondent Saint-Pierre.

Les îles subissent à divers reprises l’occupation anglaise et sont définitivement françaises en 1816. Le ralliement de l’archipel à la France libre, le 24 décembre 1941, conduit plusieurs centaines de Saint-Pierrais et Miquelonnais à s’engager auprès du Général de Gaulle. Saint-Pierre-et-Miquelon reçoit d’illustres voyageurs comme René de Chateaubriand en 1791 (qui immortalise ces îles dans les “Mémoires d’outre-tombe”) et le général de Gaulle en 1967, alors président de la République.

L’archipel devient le territoire d’outre-mer de Saint-Pierre-et-Miquelon en 1946, puis le département d’outre-mer de Saint-Pierre-et-Miquelon en 1976 et accède enfin au statut de collectivité territoriale en 1985.

Géographie

L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé dans l’Atlantique nord-ouest à 25 km des côtes de Terre-Neuve, est un petit coin de France aux abords du golfe du Saint-Laurent, face au Canada. 4.600 km le séparent de la métropole.

La collectivité territoriale est composée de deux îles : Saint Pierre (26 km2), Miquelon – Langlade (216 km2). Les deux iles de Miquelon – Langlade sont reliées par un isthme étroit de sable. Mais l’archipel ne serait pas complet si l’on ne mentionnait la petite île aux marins au sud et la dizaine d’îlots et de rochers qui entourent les deux îles principales. Ces dernières sont fort dissemblables : Saint-Pierre, la plus petite mais la plus peuplée, assure l’essentiel des activités économiques. Sur Miquelon, on compte une centaine de familles vivant de la pêche et de l’agriculture. Langlade est un hameau de résidences secondaires près d’une splendide plage de sable fin, lieu de loisirs et de baignade.

Le climat est de type nordique, adouci par l’influence océanique. Deux autres éléments climatiques sont déterminants : le vent d’une extrême variation et la brume courante du printemps au début de l’été.

Les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon sont pour la plupart les descendants de marins basques et normands qui se sont aventurés dans ces îles dès le XVIIe siècle.

Source : Microsoft Encarta 2004