Mayotte

En bref

Ville principale: Mamoudzou
Superficie: 376 km²
Altitude Max.: 660m (Benara)

Langue parlée : Français
Nombre d’habitants: 170 879 (juillet 2002)
Densité: 454 hab/km²
Taux de chômage: 31,38% (fin 2002)

Monnaie : EURO (€)
Heure : GMT +3

Économie

L’économie de Mayotte est basée principalement sur l’agriculture. Ses sols d’origine volcanique, bien arrosés, sont fertiles, la forêt couvre 20 000 hectares et les surfaces cultivables estimées à 24.000 hectares, soit deux tiers de la superficie de l’île.

Les exportations mahoraises sont concentrées sur trois produits d’origine agricoles, l’ylang-ylang (utilisé dans l’industrie du parfum), la vanille et la cannelle.

La pêche demeure artisanale et son développement nécessiterait une exploitation hors lagon qui n’est pas encore systématique. Quant à l’artisanat, il se définit à Mayotte comme l’ensemble des activités qui assurent un moyen de subsistance, voire un revenu complémentaire à une frange importante de la population.

L’insuffisance des infrastructures constitue un handicap pour l’essor du tourisme malgré un riche potentiel. Mayotte, qui ne possède aucune ressource minière ou énergétique, dispose de quelques petites industries, notamment dans le secteur du bâtiment et travaux publics.

Mayotte possède un port en eau profonde à Longoni depuis 1992, disposant ainsi d’infrastructures portuaires modernes rendues indispensables par l’augmentation du trafic maritime.

Histoire

Avant l’indépendance du Territoire des Comores, Mayotte faisait partie de cet archipel de quatre îles, connu depuis l’antiquité. Ces îles, placées au carrefour maritime de l’Océan Indien, connurent à une époque plus récente une succession d’invasions arabes dont une au XVème siècle arrivant du golfe persique, laissa des traces profondes.

Au XVIème siècle, les Portugais et les Français y séjournent quelque temps sans s’opposer cependant à l’influence arabe et à l’implantation de l’islam.

A la fin du XVIIIème siècle, les Malgaches envahissent Mayotte et s’y installent durablement, si bien qu’aujourd’hui encore on parle dans de nombreux villages de Mayotte le sakalave, langue d’origine malgache.

Le 24 avril 1841, le sultan de Mayotte cède à la France l’île, qui devient dès lors une colonie. Une ordonnance royale de 1846 y abolit l’esclavage. La France n’établit son protectorat sur les autres îles qu’environ un demi-siècle plus tard (de 1886 à 1892), constituant un peu plus tard la colonie de ” Mayotte et dépendances ” rattachée par la loi du 25 juillet 1912 à Madagascar, alors colonie française.

Mayotte fut Territoire d’Outre-mer de 1946 à 1975. A la proclamation de l’indépendance des Comores en 1976, la population de Mayotte se prononça pour le maintien de l’île au sein de la République Française.

A partir de décembre 1976, Mayotte devient une Collectivité Territoriale Française. À la suite d’un référendum en juin 2000, Mayotte est devenue Collectivité Départementale Française.

Géographie

D’une superficie de 376 km2, Mayotte comprend deux îles principales, la Petite-Terre et la Grande-Terre et une vingtaine d’îlots dispersés dans l’un des plus beaux lagons du monde (1100 KM2 pour 160 KM de longueur de récifs coralliens).

Mayotte est un exemple de construction volcanique démantelée par l’érosion ; la côte, découpée, est constituée de falaises précédées par un récif-barrière. Son plus haut sommet, le mont Bénara culmine à 653 m. Le volcanisme ancien a laissé notamment un cratère, occupé aujourd’hui par le Lac Dziani.

La végétation luxuriante offre une multitude de plantes à parfums, des arbres fruitiers et de nombreux bois précieux aux essences rares.

Le climat de Mayotte est de type “ tropical humide ”, avec une moyenne annuelle de 25,6 °C.

Les villes principales sont Mamoudzou (20 450 habitants) et Dzaoudzi (8 257 habitants).

Source : Microsoft Encarta 2004