Cap Vert

En bref

Ville principale: Praia
Superficie: 4 033 km²
Altitude Max.: 2 829m (Mt. Fogo)

Langue parlée : Portugais, Crioulo (un mélange de Portugais et de mots Ouest Africains)
Nombre d’habitants: 408 760 (est. juillet 2002)
Densité: 101 hab/km²
Taux de chômage: 21% (est. 2000)

Monnaie : Escudo du Cap Vert (CVE)
Heure : GMT -1

Économie

Malgré de faibles atouts économiques, le Cap-Vert est le pays le plus riche de l’Afrique du Sahel, grâce aux revenus de l’émigration et à l’aide internationale, qui représentent plus d’un tiers du produit intérieur brut (PIB). En 2001, le PIB s’élève à 588 millions de dollars, soit un revenu annuel par habitant de 1 320 dollars.

En dépit des aléas climatiques et des sols globalement peu productifs, l’agriculture constitue la première activité de l’archipel. Maïs, patates douces, haricots et manioc, cultivés dans les vallées plus humides, sont les principales cultures vivrières. Le café, la canne à sucre et les bananes sont cultivés, dans les zones irriguées, pour l’exportation. La balance agricole est cependant traditionnellement déficitaire et les besoins alimentaires des îles sont couverts par les importations et l’aide alimentaire internationale.

La pêche est peu développée, alors que les eaux sont très poissonneuses. Les exportations de poisson et de produits de la pêche sont en baisse constante depuis 1990.

L’industrie se limite au raffinage du sucre, à la conserverie du poisson, à la fabrication de cigares et à la distillation de liqueurs.

Les ports de Mindelo, sur l’île de São Vicente, et de Porto-Novo, sur l’île de Santo Antão, constituent des escales transatlantiques pour l’approvisionnement des navires en carburant. L’île de Sal abrite un aéroport international. Ce sont ces activités de service et les transferts de fonds des émigrés qui dominent l’économie.

L’avenir semble être celui de zones off-shore utilisant la main-d’œuvre bon marché et efficace des Capverdiens, et le tourisme.

Histoire

C’est en 1456 que des navigateurs au service de la Couronne portugaise ont découvert ces îles situées à 500 km au large des côtes sénégalo-mauritaniennes. Dans la course que mènent les royaumes européens pour annexer un maximum de colonies, le Portugal est à l’avant-garde. En 1460, le navigateur Diogo Gomes prit possession de l’archipel au nom du Portugal, qui devint domaine de la Couronne, après que les droits portugais sur les îles eurent été consacrés par le traité de Tordesillas, en 1494.

Pendant un certain temps, le Cap Vert va jouer le rôle d’escale maritime pour le ravitaillement des bateaux en eau et en vivres. Santiago sert aussi d’entrepôt : les esclaves destinés aux plantations du continent américain sont achetés avec des produits fabriqués sur l’île.

En 1533, la création du diocèse de Santiago et la construction d’une cathédrale font de Ribeira Grande la première ville catholique dans les Tropiques. Progressivement les autres îles de l’archipel sont peuplées.

Peu à peu le Capverdien s’est affirmé comme nation, maintenant à la recherche d’une autre identité, politique, qui arrivait avec l’indépendance nationale, le 5 juillet 1975, après une longue lutte de libération nationale.

Le 13 janvier 1991 s’installait définitivement le multipartisme avec toutes les institutions d’une démocratie moderne.

Géographie

D’origine volcanique, la plupart des îles du Cap-Vert se caractérisent par un relief montagneux. Seules les îles Sal, Boa Vista et Maio ont un relief peu marqué. Le pic Fogo (2 829 m), situé sur l’île de Fogo, point culminant de l’archipel, est le seul volcan encore en activité, sa dernière éruption remonte à 1951.

L’archipel est soumis à un climat sahélien, c’est-à-dire à un climat subtropical aride. La température moyenne oscille entre 20 et 25 °C. Le climat est entièrement conditionné par les vents, l’alizé du nord-est, peu humide, l’harmattan chaud et sec qui souffle de l’est, d’octobre à juin, et la mousson humide de l’Atlantique qui souffle en été et amène la pluie salvatrice. Les précipitations annuelles, concentrées durant la période d’août à octobre, n’excèdent pas 230 mm. Depuis 1968, l’archipel connaît de fréquentes sécheresses.

La végétation, essentiellement arbustive, est clairsemée. La faune se limite à des lézards, des singes, des chèvres sauvages et des oiseaux.

Les ressources minérales sont peu importantes : la pouzzolane, extraite des anciennes coulées de lave, est utilisée dans l’industrie du ciment ou sert d’isolant thermique. Les terres cultivables, soumises depuis des siècles à une agriculture intensive et aux aléas du climat sont dans l’ensemble peu productives.

Source : Microsoft Encarta 2004